7 ans après (voir l’article Nouvelle-Zélande 2006), je retourne en Nouvelle-Zélande pour 5 mois, avec ma copine mais sans oublier la canne a mouche. Le compte-rendu en images.
Les premières rivières du nord m’ont offert des truites arc-en-ciel en quantité, de toutes tailles et principalement en pêchant les postes avec une grosse sèche. Bien différent de ce que j avais connu il y a 7 ans lors de mon premier voyage en Nouvelle-Zélande, dans l île du Sud surtout, avec des truites farios généralement, à vue et uniquement de belle taille. Vers Taupo, les conditions furent différentes, avec de la pêche à vue sur de grosses farios nymphant dans les algues sur les bordures, et un arrière plan volcanique à couper le souffle.

Beau bécard de 10 livres.
Malgré de nombreuses casses, décrochés et hameçons retournés, les 70+ ont été de la partie, et même quelques « trophées » autant sur l’île du Nord qu’au Sud , terme qu’utilisent les kiwis pour désigner les truites de 10 livres et plus.
Une résurgence cristalline aux truites superbes.
La larve de libellule non lestée m’aura permis de leurrer quelques grosses farios insensibles aux nymphes classiques.
Les têtes de bassins de l’île du Sud m’ont offert les plus belles surprises et la majorité de mes plus grosses truites.
Une belle fario repartant dans son pool.
La végétation aquatique pose des problèmes lorsqu’il faut descendre en pointe.
Plus de moutons que d’habitants.
Les conditions de pêche ont été extrêmement variables, avec par exemple ce souvenir d’une truite de 5 kg postée sur une gravière en plein soleil dans 50 cm d’eau et faisant un écart de 2 m pour gober goulûment une Royal Wulf n. 8 sur 20 centièmes. Souvenir qui contraste avec celui d’une dizaine de truites entre 30 et 50 cm gobant de petits éphémères sur un lisse et où j’avais dû me résoudre à descendre en 10 centième. J’ai donc utilisé des mouches allant de la cicada de la taille de mon doigt au petit scarabée noir en passant par de grosses Royal Wulf et toute la collection de nymphes et de sèches minuscules que j’utilise en France. Une canne pour soie de 6 est idéale, avec une pointe du 10 au 28, ce dernier s’étant parfois révélé insuffisant en rivière encombrée.
68 cm en sèche avec une petite émergente.
Face au Mont Cook.
Dégustation de vin local en attendant que la météo permette la pêche à vue, condition quasi indispensable dans les eaux où les truites sont rares bien que grosses. Le van ou la voiture, acheté puis revendu en fin de voyage, est l’option la plus pratique et la meilleure marché si l’on reste longtemps, même si dormir dans son van expose aujourd’hui à des amendes salées.
Au réveil.
Le lendemain, les conditions sont réunies pour traquer les farios qui serpentent entre les touffes d’herbe à la recherche de larves de libellules. Une des pêche les plus excitante que j’ai pratiquée. Tôt le matin, les truites se risquent souvent à laisser émerger un dos ou une queue, puis le lac semble vide dès que le vent se lève.
11 livres, que la combinaison de surf en néoprène aura permis d’aller débusquer.
Le Mont Taranaki.
Taillée pour sortir le backing. 100 m étant un minimum en NZ.
Dans un minuscule ruisseau. Il faut souvent y croire pour marcher des heures le long de ces petits cours d’eau, avec parfois le premier poisson aperçu au bout de 10 kilomètres. 70 cm pour 8 livres.
Le Tongariro Crossing.
C’est l’un des treks les plus populaires de Nouvelle-Zélande. Ceux-ci sont malheureusement de plus en plus encadrés, avec des réservations de gîtes obligatoires et parfois hors de prix pour les treks réputés, et un aménagement de la nature à l’anglo-saxone, des petits ponts, panneaux informatifs et autres escaliers en bois un peu partout. Le camping sauvage n’est plus aussi bien toléré qu’il y a 7 ans, mais il faut dire que les visiteurs se font de plus en plus nombreux.
Un bécard de 12 livres.
Un beau combat, avec le volcan fumant du Tongariro en arrière plan.
Furieuse de s’être laissée leurrer.
Les arcs de Nouvelle-Zélande sont extrêmement puissantes, et il est souvent illusoire d’espérer les sortir des herbiers en dessous du 18 centièmes et sans un hameçon fort de fer. 72 cm.
Sur la côte Ouest de l’île du Sud, le trajet des rivières de la source à la mer est court, et passe dans des gorges difficiles d’accès au milieu d’une végétations dense. Truites de mer et sédentaires s’y côtoient.
Ma plus grosse arc.
80 cm, sur un gros sedge et, heureusement, du 25 centièmes. Les arcs sont généralement peu regardantes sur le diamètre du fil et n’hésitent pas à surgir des profondeurs d’un pool pour gober une grosse sèche. Comme pour les farios, attendre bien deux secondes avant de ferrer pour éviter de leur ôter l’imitation de la bouche.
Un gros sedge en chevreuil, très efficace pour pêcher dans la vague en lac de montagne, lorsque les bourrasques rident la surface de l’eau.
Une arc bien nourrie, sortie en 5 minutes grâce au 22 centièmes . Ce jour là je casse un hameçon de 10 à 2 mètres du bord après 30 minutes de combat en fin de backing sur une arc monstrueuse.
Une truite de ruisseau qui succombe à la Royal Wulf, une mouche que j’ai fini par adopter après avoir été plus que sceptique, et qui ferait bien rire les truites françaises. 68 cm.
Le Mont Taranaki.
Dans la même rivière, des truites complètement différentes:
Une belle fario résidente.
Une grosse truite de lac de 10 livres venue probablement se refaire une santé sur les truitelles.
Et une arc à la défense explosive.
Étant le seul à pêcher, je me suis retrouvé à tenter ma chance lors de randonnées sur des ruisseaux mal côtés dans le guide de John Kent (LA référence pour pêcher en Nouvelle-Zélande), voire non référencés. À raison d’ailleurs car abritant souvent très peu de poissons au kilomètre. Mais quels poissons, faible densité rimant ici souvent avec taille importante.
Même en plein été, la neige peut faire son apparition.
Comme, par exemple, cette truite de 11 livres pour même pas 70 cm, grasse comme un cochon, en sèche et alors que je m’apprêtais à déclarer le minuscule ruisseau vide de poissons.
La même, sous un angle permettant d’apprécier son embonpoint.
Et enfin depuis sous l’eau.
Sur la côte aussi la nature se montre généreuse.
Aussi mignon que puant.
Les vagues peuvent être belles si l’on a la chance d’être à l’eau au bon moment.
Pas de no-kill sur les langoustes ou les moules géantes.
Côte Ouest.
Pêchée à la main dans les cavernes.
Mais retour en montagne.
Une fario typique d’une rivière glacière. Contrairement à l’Europe, la taille des truites ne semble pas diminuer ici dans les milieux pauvres en nourriture et sensibles aux crues. Mais leur densité si, et il faut marcher longtemps.
Encore des moutons.
12 livres, furieuse de s’être fait avoir par un pêcheur en tongs.
Rivière de la côte Ouest coulant au milieu des palmiers et des fougères.
Deux truites seulement de vue sur cette rivière. Mais deux prises également.
La Royal Wulf n. 8 a encore frappé. 67cm.
Vers l’inconnu.
Des espaces immenses, mais malheureusement systématiquement privés et clôturés. Il faut donc demander l’autorisation de traverser et de pêcher au propriétaire, qui possède parfois des terrains qui nécessitent plusieurs jours de marche pour être traversés. Cela ne pose généralement pas de problème mais fait craindre pour le futur, des propriétaires commençant à faire payer l’accès à leurs terres, dans un pays jusqu’alors des plus démocratique en matière de pêche: un permis annuel à 60 euros pour les deux îles.
Seul au monde dans un petit lac d’altitude.
Une arc d’altitude.
Fario et arc se côtoient.
L’exploration de minuscules affluents s’avère parfois payante.
Une fario puissante, qui succomba à une petite nymphe en plomb après plusieurs refus.
Un méandre de l’Eglinton, et quatres 80+ malheureusement inaccessibles nymphant dans le pool.
Un lingot d’argent.
L’Eglington.
A vue, comme la quasi totalité des prises.
Brumes matinales. Le meilleure moment en lac, mais en rivière les heures les plus ensoleillées sont les plus productives.
70+
Il y a souvent des trous d’eau plus ou moins grands en bordure des rivières et qui méritent le coup d’œil. Les truites y sont difficiles mais souvent de belle taille, comme cette 67 cm qui monta sur un petit chironome noir.
Une rivière prometteuse mais au courant très vif et sans poste marqué. Après une demi journée de marche sans l’ombre d’un poisson et alors que j’allais renoncer, je prend 5 truites entre 62 et 70 cm coup sur coup.
La première 62 cm.
La deuxième 67 cm.
La troisième 68.
La troisième 68 cm également.
Et enfin la cinquième, 70 cm.
La journée de marche et la course sur les cailloux glissants après ces bolides qui prenaient le courant plein aval ont eu raison de mon talon d’Achille et c’est en béquille que je continuerai à pêcher après seulement deux mois en Nouvelle-Zélande. Nettement moins efficace quand on ne peut couvrir du terrain.
Malgré tout, quelques farios joueront le jeu, dont celle-ci, du lac Wanaka.
A bientôt
Merci pour cette grande évasion, des photos sublimes, une belle aventure, merci pour le partage, ça fait rêver …
« avec ma copine mais sans oublier la canne à mouche »!! haha cool le blog (ya pas d’onglet « contact »?!)
j’ai ton bonnet chez moi, et le même sacré virus du voyage, j’espère à bientôt gringo!
C’est trop beau!
Je pars le 18 février pour la NZ avec ma copine pour une petite année de working holyday. J’espère rencontrer des 70+ aussi!
Merci pour les photos
Arnaud
Bon, on en veut plus !
Alleeeeez s’teuplé !!!