Mongolie 1 : Transsibérien et départ dans la steppe

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Cela faisait un moment que je rêvais d’aller en Mongolie, d’y rencontrer ses habitants, pêcher ses rivières…dans un décor à couper le souffle. Eh bien c’est chose faite si l’on peut dire, car c’est surtout “chose à refaire” . Nous sommes parti l’été dernier, Florian et moi-même, pour la Mongolie.

Des heures de recherche sur internet auront été nécessaires à la préparation de ce voyage, en train de Tallin (Estonie) à Pékin, sans compter celles passées aux différentes ambassades.

Quelques conseils à ceux qui voudraient organiser eux-même le trip (je n’ai malheureusement pour vous pas le courage de détailler ici toutes les étapes administratives…) :

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– Être attentif aux différents délais d’émission et autres subtilités des visas russes, chinois et mongols, de leur dates de début et fin de validité. Il y a des agences spécialisées dans ce domaine (fastvisa.fr) si vous ne voulez pas perdre du temps dans les ambassades.

– Billets Genève-Berlin-Tallin avec easyjet, très bons marché si réservés à l’avance. Billets Pekin-Genève avec Aeroflot.

– Billets de bus et train directement sur place, ou en passant par un voyagiste (cher).

– Les GPS très utiles en Mongolie si l’on a pas de guide, ne peuvent transiter par la Russie. A envoyer en poste restante à Ulaan Bator.

– Permis de pêche : je n’ai rien compris, à mon avis il faut oublier dans le cadre d’un trip se passant d’un voyagiste.

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Revenons au voyages proprement dit. Tallin est une très jolie ville, mêlant harmonieusement l’ancien et le moderne, tranquille, et où il fait bon faire la fête.

Un bus nous amène à Saint-Pétersbourg. Avant ça, il faut passer les postes de douanes russes et ses contrôles à la limite du comique (qui ne font pas rire à 4h du matin). Enfin nous y sommes, et pouvons profiter des richesses architecturales et culturelles de la ville, et faire encore la fête. On va quand même passer deux mois dans les steppes mongoles…

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Saint-Petersburg

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Ses bars.

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Nous ne parvenons pas à acheter un billet de train pour Ulaan Bator en Transsibérien. Les Russes ne parlant en général que russe, il faut se débrouiller avec le “Lonely Planet phrase book”. Le plus efficace semble être d’écrire la phrase à l’avance sur un bout de papier, avec la date de départ, la ville de destination et la classe désirée, puis de hocher positivement la tête aux questions du guichet jusqu’à émission du billet. Puis de faire changer le billet directement s’il n’est pas correct, jusqu’à ce qu’il le soit. Nous achetons ainsi un billet pour Moscou, en troisième classe (cinquante couchettes dans un wagon).

L’ambiance est folklorique, les Russes étant fidèles à leur réputation de grands buveurs de vodka. Deux Russes sympathiques nous aident à prendre nos tickets de métro, qui nous amène à notre backpackers. Attention, à Moscou et dans une moindre mesure partout ailleurs en Russie, les flics, racketteurs notoires, sont à éviter comme la peste.

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Moscou

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Je passe les détails sur le chemin de croix vers nos billets pour Ulaan Bator… Il faut une bonne dose de patience, et de bonnes jambes pour aller d’un guichet à la gare, puis au 3ème étage, puis etc… Bref, nous prenons le train à la date prévue, en deuxième classe (4 personnes par compartiment), et c’est parti pour 5 jours de train.

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Les arrêts dans les gares permettent de se ravitailler en noodles, seul aliment cuisinable dans la bouilloire du train.

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Je tue le temps en montant des mouches et en regardant par la fenêtre.

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Un français voyageant dans le même train que nous nous aide à finir nos bières. Il descend à Irkutsk, près du lac Baïkal. Magnifique mais nous n’avons pas le temps.

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Une des nombreuses rivières sibériennes que nous croisons. Certaines sont couvertes de gobages, avec ça et là quelques moucheurs. Le prochain voyage…

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Nous passons quelques jours à Ulaan Bator, le temps de constituer des réserves de graisse, de prolonger nos visas de 1 à 2 mois, et de recruter un Italien et une Française qui feront un bout de route avec nous.

La plupart des touristes en Mongolie louent un 4×4 avec un chauffeur, l’un n’allant pas sans l’autre, et engagent un guide. C’est une bonne option si l’on dispose de peu de temps, et ce n’est pas très cher (environ 40$/jour/4×4). Mais l’accueil, qui reste exceptionnel, n’est pas le même entre arriver à pied dans un trou perdu et en voiture le long d’une route. Nous partons donc en “stop” et avec 15 kilos de riz pour 2 dans les sacs. Le stop consiste ici à se rendre sur la place du marcher, à trouver une voiture se rendant dans la bonne direction puis à attendre qu’elle soit remplie. Les Mongols savent y faire en matière de remplissage. Ça marche entre les principales villes, sinon il faut payer quelqu’un pour le trajet.

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Le dernier fruit avant deux mois.

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Transport publique dans la steppe.

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Dans une capitale de province à 14 heures de route dans un minibus, nous trouvons quelques autres touristes avec qui nous pouvons louer un 4×4 pour nous conduire au prochain village. On s’arrête chez notre chauffeur pour ramasser ses affaires et embarquer un cousin, ce qui porte à 11 le nombre d’occupants du véhicule.

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La fille du chauffeur.

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Sa yourte.

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Un restaurant mongol.

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Une pause bienvenue au milieu de la nuit, dans un restaurant-yourte le long d’une route qui n’en est pas une comme pratiquement partout en Mongolie.

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Fromage mongol.

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Au premier plan le fromage mongol. Extrêmement dur et acide ; on s’y fait. Au deuxième plan, les bouteilles de vodka locale, que l’on se force à boire pour éviter de finir avec un chauffeur complètement ivre. Au troisième, j’essaye de montrer où l’on veut aller au chauffeur, le GPS nous indiquant être beaucoup trop au sud.

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Une randonnée de quelques jours nous fera du bien avant de trouver un véhicule et s’enfoncer encore plus dans le pays.

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Ce qui nous attend derrière la colline.

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Mes tentatives de pêche seront vaines sur cette rivière, avec tout de même une violente attaque au streamer.

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Florian s’essaye à l’équitation.

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Le soleil commence à se coucher et le campement est monté. Un jeune mongol arrive au galop, nous regarde sans bouger pendant quelques minutes, puis nous fait essayer son cheval. Il mange un peu de ce que nous avons préparé, puis part pour revenir avec des sortes de grosses pommes de pains que l’on grille sur le feu. Ce soir-là, dans mon sac de couchage, je me dis que décidément ce pays me plaît.

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16 commentaires.

  1. Bonjour Olivier,
    ton recit me rappelle mon voyage en transib. Nous avions l’enorme avantage d’avoir un contact francais a Moscou ce qui nous a permis d’eviter les complications que tu as eu.
    10min pour nos 3 billets 🙂
    Pas de peche cette fois ci car nous etions au mois de fevrier et les temperature mongole avoisinaient les -15..
    Et meme en plein hiver, les paysages sont splendides!
    J’ai qq photos sur mon blog.
    Je cherche aujourd’hui des spots pour le huchon en Chine.
    Aurais-tu des pistes?
    Merci d’avance.
    Pierre

  2. Salut Oliv,
    Je suis sous le charme de ton aventure , ton recit , tes photos, notament la petite fille mongole: quelle belle photo!

  3. Enorme, vraiment génial ce que vous avez fait
    ça vaut dix voyages “clés en main” fait par p..m ou un autre !

  4. merci pour vos commentaires encourageants! Je mettrai la suite du récit (et qq photos de poissons)quand les études me laisseront un peu de temps.
    Mabille: as-tu tes photos sur le net? Sinon faudrait que je nettoie ma boite mail, presque plus de place…

  5. Tes photos sont splendides et donnent très envie d’aller y faire un tour. J’adore les paysages et surtout cet état sauvage. J’avais déjà vu quelques programmes télévisés sur ce pays et tes photos confirment l’opinion que j’avais sur celui-ci.
    Merci à toi.

  6. Merci pour ce récit, ce genre de trip existe encore et c’est bon de pouvoir les lire.
    Continuer a vous éclater et pourvu que ca dure !

  7. j’y suis allé en 2004, quand tu veux je t’envoie mes photos, belles pêhce sur la vallée de l’OKRON en ammont de KARAKORUM dans les lacs du NORD et sur la TCHULUT

  8. Merci pour ce récit et ces belles images d’un pays magnifique et apparament d’ habitants fort simpathiques….
    Je remarque aussi que l’administration n’est peut etre pas aussi simple qu’ici quoi qu’on en dise !
    On attend la suite de tes aventures avec impatiences , pour ma part , je croyais que tu était rester la bas !;-)

  9. Captiver par ce recit, enchanter par ces pays, fasciner par votre périple
    vivement la suite de cette fabuleuse aventure.
    merci

  10. Ca c’est de l’aventure où je ne m’y connais pas. Moi, j’adore ce genre de récit.
    On s’y croirait.
    Merci.

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