Croatie et Slovénie

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Après bien des hésitations sur la destination et les bagages laborieusement entassés dans la voiture de Florian, nous sommes enfin,à midi, sur la route.

Le trajet jusqu’en Croatie via l’Italie et la Slovénie prend environ 8 heures, mais c’est sans compter le bouchon du tunnel du Mont Blanc, surtout en ce début d’après-midi un jour de départ en vacance…

Nous arrivons tard dans la nuit en Croatie, et après quelques jours de fête, farniente et planche à voile (sans vent…), direction le sud et la rivière Gacka.

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Petite ville de la côte croate.

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A la recherche du loup, sans succès.

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Côte méditerranéenne.

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La Gacka traverse Ototac, où nous partons à la recherche du permis (30 euros/jour). Il peut s’acheter à la pension affichant une truite sur son enseigne (en arrivant de la côte, prendre à droite juste avant le pont à l’entrée d’Ototac, la pension se trouve 1km plus loin au bord de la rivière, juste avant le 2 ème pont) qui était malheureusement fermée ce jour là. Bref, une heure plus tard nous avons enfin le permis et pouvons commencer la pêche, passablement éméchés par l’apéritif du patron que nos tête devaient amuser à chaque nouveau verre du tord boyaux qu’il nous offrait.

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L’est de l’Europe ayant connu une forte épisode pluvieuse, la Gacka coule dans les champs.

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Nous nous rabattons sur une des deux grosses résurgences qui, en se rejoignant, forme la rivière,  prenons nos premières truites au streamer, et en ratons beaucoup d’autres. L’eau est trop haute pour repérer les poissons sur cette résurgence Par contre la deuxième est limpide et les poissons, bien visibles et difficiles à souhait, prennent les nymphes.

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Cette partie du parcours est magnifique.

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Il fallait, pour toucher ces belles truites, porter attention à l’approche et à la dérive, la profondeur de la rivière ne nous facilitant pas la tâche.

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Nous faisons le coup du soir plus bas sur la Gacka, au streamer en l’absence de gobages, où chaque dérive est aussitôt sanctionnée par une truite. Malheureusement ces farios de remise ne sont pas très belles, contrairement à celles du haut de la deuxième résurgence (no-kill), en grande forme et sans la moindre trace de nageoire rognée. Je ne pense cependant pas avoir pris de sauvage, car la rivière a du être pêchée à l’explosif dans cette région encore très marquée par la guerre. Il faut d’ailleurs faire attention aux mines, la zone n’étant pas totalement déminée, et mieux vaut planter sa tente sur un passage que dans la forêt…

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Un champs miné.

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Vestiges de la guerre.

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Une petite visite au magnifique parc naturel au nord de la Gacka s’impose. Il serait dommage de manquer ces lacs aux eaux vertes reliés entre eux par des chutes.

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Touristique mais magnifique.

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Nous reprenons le volant pour descendre plus au sud et enfin trouver de bonnes conditions pour la planche à voile.

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Un vent très violent, des sensations fortes et une luxation de la mâchoire sur le mât qui me mettra au régime bouillies pour le reste des vacances.

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Nous quittons la côte.

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Plus que deux jours, ils nous faut donc faire le trajet d’une traite si l’on veut voir un peu de rivières Slovènes, dont les photos m’avaient fait tant rêver. La route serpente dans de jolies vallées, très vertes, ou d’un bleu turquoise si l’on regarde vers le fond, où se cache ces fameuses rivières. Nous arrivons dans le secteur de Tolmin (toutes les infos sont déjà disponibles sur le net), géré comme un immense réservoir par la société de pêche du même nom, à grands coups de bassines. Dommage mais, m’étant renseigné, je savais à quoi m’attendre.

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La Soca est trop haute pour être pêchée.

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L’Idrijca est très claire…

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…mais c’est en découvrant la Baca et ses eaux cristallines que je me décide à prendre le permis, hors de prix. Et malgrés la nuit passé dans la seule boîte de nuit de Tolmin, le souvenir des truites nymphant dans la Baca me donne la motivation nécessaire pour me lever, faire sortir Florian de la tente, qui n’a pas voulu se payer le permis et qui s’offre donc une journée de révision pour ses examens, et m’aventurer dans l’eau glaciale de ce début de saison.

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La Baca.

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Les truites sont aisément repérables sur les fond clairs de la Baca, qui en font un véritable aquarium et paradis de la pêche à vue. La pêche est relativement technique, amusante avec de petites nymphes vernies, et les poisson combatifs. Mais justement, ces poissons magnifiques gâchent bien malgré eux mon plaisir. Quelle mouche à piquée les gestionnaires de ce parcours pour mettre des arcs dans cette merveille de la nature qu’est la Gacka? En voyant les belles voitures parquées devant le siège de l’association, je comprend mieux… Bref un peu lassé par ce cirque, que je savais être le défaut de la Slovénie mais ne pensai pas si rédibitoir, je marche vers l’amont une bonne heure, puis, au milieu des gorges, ressort ma soie. De jolies farios, beaucoup moins abondantes qu’en aval et de taille plus modeste, mais aussi plus conformes à ce que l’on espère trouver dans une rivière si sauvage, me redonne le sourire même si je ne me fais pas trop d’illusion quant à l’origine des truitelles.

La prochaine fois que je repasserai dans le coin je ne pécherai pas, la rivière est tellement plus belle si on prend le temps de la longer tranquillement, se laissant à imaginer en chacune de ces formes sombres une truite née dans la rivière… La prise dans ce cas n’étant souvent qu’un brusque retour à la réalité.

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Une arc de la Boca.

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Une deuxième.

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Et une troisième.

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Venise, une pause bienvenue sur la route du retour.
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2 commentaires.

  1. Merci pour le récit. Ta clairvoyance t’honnore. Reste les paysages, les personnes rencontrées… Les traces récentes du conflit doivent laisser des impressions profondes. On imagine pas la violence dans de tels paysages… Une région que j’aimerai connaître et notamment pêché: le Monténégro. Salutations

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