Madagascar

 

Ce voyage de 3 mois à Madagascar fut pour Charlotte, Florian et moi une première en Afrique. C’est donc la tête pleine de souvenirs que je vais tenter de restituer ici par quelques photos une partie de la magie de cette grande île.

Notre “programme” était basé initialement sur le trek et le surf, mais l’état de mes genoux nous incita finalement à remonter le tiers nord ouest de Madagascar en empruntant les transports locaux, c’est à dire les pirogues de pêche à balancier et à voile triangle.

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Ces pirogues permettent, avec un sentiment de sécurité tout relatif, de caboter le long de la côte.

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Malgré une bonne vitesse, mieux vaut avoir un peu de temps car ces voiles et l’absence de dérive ne permettent pas de remonter au vent. Il faut parfois beaucoup de temps pour négocier sa place à bord: facile si une pirogue est sur le départ, mais un véritable casse tête quand il faut en affréter une. Nous somme donc souvent “condamnés” à patienter sur la plage que le vent tourne, ou qu’un pêcheur parte dans la bonne direction. Malgré quelques frayeurs, pas de naufrage à signaler.

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L’hébergement se faisait soit sous tente…

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…soit dans des huttes que les villageois nous libéraient quelquefois.

 

Les marins dormaient quant à eux généralement à la dure, tout comme Florian qui, flemme oblige, ne montait pas son double toit pour un contact plus directe avec la nature, et ses averses tropicales nocturnes…

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L’alimentation était constituée de riz et poisson matin, midi et soir, agrémentés de langoustes, coquillages, noix de coco et autre fruits tropicaux. Bref pas de quoi se plaindre, mais désolé pour les considérations no-kill bafouées, étant bien loin des préoccupations malgaches. Je précise qu’il n’a jamais été question de gaspillage, la pêche s’arrêtant quand les besoins du groupe et des villageois qui nous aidaient à la préparation étaient satisfaits.

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La pêche fut plutôt difficile en règle générale, et heureusement que nous avions un fusil harpon pour les jours où le poisson n’était pas mordeur.

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Nous avions apporté une canne chacun, à soutenir Shimano Travel Boat de 270g de puissance et de la tresse 90 livres, un peu léger pour pêcher à partir d’une pirogue qui ne permet pas les manœuvres, mais qui nous permettaient de pêcher aussi bien à la traîne qu’au lancer. Pas de canne à mouche, mais rares étaient les occasions où nous aurions pu l’utiliser. En effet sans embarcations à moteur rapide, les chasses ne sont pas attaquables à temps.

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Les carangues prenaient bien sur des streamers blancs ou le seul rappala que nous avions apporté et qui perdit bien vite sa bavette mais pas son efficacité.

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Les tazars, poissons au dents coupantes et au combat violent, nécessitent des hameçons solides et des bas de lignes type câble de frein à vélo.

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Quant au fusil harpon, il nous permit de déguster mérous, langoustes et différentes espèces que je ne saurais nommer, ainsi que de vivre des sensations fortes quand les requins étaient attirés par le sang. Il faut absolument éviter de prendre le poisson en main, et attacher le fusil à une bouée au bout d’une corde de 20 m pour éviter la proximité du sang et pour ne pas perdre son fusil si le poisson est gros. Voilà pour la boucherie, mais les marins comptaient sur nous pour assaisonner le riz.

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Nous avons toujours été bien accueillis malgré les difficultés liées à la langue, que ce soit par les villageois ou par les familles de pêcheurs nomades reconverties en pêcheur de “dinga-dinga” (concombre de mer) destinés à l’exportation chinoise.

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L’insécurité ne se fait vraiment ressentir que dans les villes, et ce n’est pas Florian, braqué au couteau, qui me contredira. Mais les incidents peuvent être évité en suivant quelques règles simples, comme celle de se déplacer en taxi en ville de nuit.

La plongée en snorkling, lorsque la visibilité est bonne, est une activité à ne pas manquer à Madagascar. Les fonds sont magnifiques, là où ils n’ont pas été massacrés pas les chaluts chinois ou français, avec une grande diversité de coraux, poissons, dauphins, baleines, requins… Petite parenthèse sur la pêche industrielle française qui, si elle obtient les droits de pêche qu’elle convoite le long des côtes malgaches, conduira à une véritable catastrophe pour les locaux dont la pêche est souvent la seule source de subsistance. Si ce pays donne une image nettement plus positive (je ne parle ici que des populations vivants sur la côte) de celle que l’on pourrait s’attendre du troisième pays le plus pauvre au monde, c’est probablement en grande partie à cette économie informelle qu’il la doit.

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J’ai pu tester avec succès mon appareil à caisson étanche.

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Difficile souvent de quitter une île paradisiaque et ses habitants…

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… mais la fin approche et il nous reste 40 h de taxi brousse pour rejoindre Antananarivo.

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Encore un peu de temps pour visiter l’intérieur des terres en 4L.

 
Et mon coup de gueule contre les touristes français qui se prennent pour des colons, généralement identifiables à leur grandes théorie, une bière dans la main et une gamine de 15 ans dans l’autre, sur l’absence de développement des malgaches etc… Tout ça pour dire que Madagascar, ce n’est malheureusement pas que les photos ci-dessus.

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6 commentaires.

  1. Salut Oliv, bien sympa tes photos.
    un petit voyage de plus à ton palmarès qui sérieusement est fort sympathique.
    Le quel en matière de pêche t’as le plus bleufé 🙂

  2. Merci!
    Pr ce qui est des vagues, Corsaire a réussi l’exploit de perdre ma planche sur un vol direct… Tjrs pas dédommagé…
    Nous n’avons donc pas visiter la partie de l’ile favorable au surf (le sud à cette saison) pour éviter la frustration mais aussi par manque de temps (certains spots nécessitent plus qu’une semaine de trajet si on a pas les moyens de louer une voiture.). Selon une surfeur rencontré à l’aéroport: 40j de surf pour 50 sur place… sniff

  3. chacun de tes trips est une aventure, et particulièrement une aventure humaine.
    Ta conclusion est triste, mais il ne faut pas fermer les yeux.
    Merci pour ce récit

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